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Quatre élèves de terminale S SI vont présenter aux examinateurs du baccalauréat, la semaine prochaine leur projet. Il s'agit d'un innovant robot ramasse-miettes. Le mois dernier, il a reçu le prix de la meilleure réalisation lors de la finale académique des Olympiades des sciences de l’ingénieur.

Michel Patin (à gauche) et Michel Molina ont accompagné Anaïs Tondeur (à gauche) et Éloise Caron dans la réalisation du robot ramasse poussières.
 

PAR CARINE DI MATTEO

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Il détecte tout. La dimension de la table, les objets qui peuvent s’y trouver, et il les contourne. « On a mis des capteurs partout », souligne Éloïse Caron, 18 ans, qui rêvait de passer un bac scientifique pour la partie innovation justement. Elle se saisit du robot au châssis jaune soleil, le retourne, et montre les quatre détecteurs de vide qu’il cachait, précise qu’il y en a deux autres encore, dans le pare-choc, pour détecter des objets. « C’est un robot totalement autonome, ajoute-t-elle. Ça n’existe pas. » Anaïs Tondeur, face à elle, fait non de la tête. « D’habitude, ils sont à brosse, manuels. Le nôtre, il n’y a qu’à l’allumer et ensuite, il se débrouille seul. »

Il en fallut des heures de recherche pour y arriver. « Avec Anaïs, on s’est surtout occupées de la partie modélisation », précise Éloïse Caron. Symphonie Butez et Sophie Bonnay se sont, elles, chargées des déplacements du robot avec Thierry Sautière, leur professeur de mathématiques. « Au début, elles ont essayé de lui faire faire le tour de la table et se rapprocher petit à petit du centre, mais c’était long et ennuyeux, explique Anaïs Tondeur. On voulait que ce soit ludique. Alors, elles ont créé un algorithme qui permet au robot de créer des trajets aléatoires. »

Technique et esthétique

Elles n’ont pas eu le temps de créer une coque à leur robot. Ça aurait été une coccinelle ou un éléphant si elles avaient pu. « Ce sont des scientifiques, elles ont préféré la technique à l’esthétique, pointe Michel Molina, leur professeur de sciences de l’ingénieur, très fier. «C’était audacieux, ce qu’elles ont fait », poursuit Michel Patin, son confrère.

Si audacieux qu’elles l’ont présenté à la finale académique des Olympiades des sciences de l’ingénieur qui ont eu lieu, en avril. Elles ont remporté le prix de la meilleure réalisation. « En sept minutes, il nettoie 98 % d’une table de cours », se félicite Anaïs Tondeur pendant que ses professeurs évoquent l’idée de déposer une enveloppe Soleau, auprès de l’Institut national de la propriété industrielle, pour protéger leur idée.